Cash and Carry

Payer et emporter

Il semblerait que les coûts de fonctionnement soient probablement les moins chers du monde: pas de vendeurs, pas de boutique, pas de taxe professionnelle et tout en cash (pas d’impôts?). Par contre, on ne peut pas dire que le point de vente dispose du meilleur emplacement. Le panneau indique:

« Sheep manure – Low odour »
« BAA – POO » ®
Liquid
2 ltrs $8 covers up to 100 m2
5 ltrs $16 covers up to 250 m2
or $6 a bag

Wee Jasper NSW
coord. GPS: -35.069467, 148.660790

Tél: 622 9668 (ajouter l’indicatif de Wee Jasper, cela semble évident).

L’honesty box se trouve sur la barrière et à droite du distributeur.

Careys Cave, Wee Jasper NSW
Careys Cave, Wee Jasper NSW

Une cave sans vin

Que faire quand il fait 35°C à l’ombre et qu’on est dans une région viticole ? On va se baigner et visiter une cave.
Nous voilà donc partis vers la petite ville de Yass à 50 km de Canberra. Après un bref passage au « General Store » pour acheter tous ce qu’on ne trouve pas chez nous et un « brunch » au café Rose nous voilà partis vers le village pittoresque de Wee Jasper sur les rives de la Murrumbidgee River. En fait de village il y a trois campings (vides), un gite et deux fermes et, bien sûr, la fameuse cave.

Wee Jasper NSW
Wee Jasper NSW

Il faut dire que « cave » en anglais veut dire grotte donc on ne s’attendait pas à boire du vin. Par contre on comptait bien sur la baignade mais, une fois encore, la rivière s’était retirée dans son tout petit lit, on a juste mouillé les chevilles.
La visite de la grotte est typiquement australienne ; Il y a un écriteau indiquant l’heure des visites, ça a l’air tout à fait organisé et ça ne prête pas à l’improvisation cependant le guide est dans la grotte et de temps en temps il ressort pour inviter les visiteurs à se joindre au groupe existant donc en pratique c’est le bazar total.
La visite elle-même est intéressante, on commence par monter pour entrer dans la grotte souterraine, on est entouré d’une roche noire qui est en fait du calcaire et lorsque le guide éteint la lumière les chauves-souris viennent nous caresser la tête.
Finalement, on se retrouve tous les deux seuls avec le guide et il nous explique alors qu’il a un peu de mal à marcher car il a animé un « Bush dancing » la veille ; d’après lui c’est particulièrement éreintant d’avoir à faire danser des hommes en Australie car il faut d’abord leur faire poser leur bouteille de VB (la bière locale).
On va essayer le Bush dancing, c’est promis.

Claude aussie

Eh bien, j’ai fait un pas de plus comme aussie. Dans la rue, un australien m’a demandé son chemin – dyou knowa wher’s the war memorial? – et je lui ai indiqué sans peine. Il m’a remercié et j’ai eu l’impression d’être un peu plus intégré. Par ailleurs, je connais déjà quelques petits noms de lieu:
woolly: woolworth – supermarché de type carrefour
macky: MacDo

Ca change un peu, lorsque j’entre dans une boutique et j’entends un Hey mate, howya goin’ ? et je ne sais toujours pas quoi dire et je réponds un fine, thanks avec mon bel accent français. Ma prochaine étape sera d’inverser les rôles et de le dire en premier afin d’entendre la réponse et d’augmenter mon vocabulaire aussie.

Enfin bientôt, nous allons être invités a un barbi (barbecue), ce sera peut être en arvo (après-midi) et je suis certain qu’il y aura des stubby (canette de bière) en tous les cas, cela fera certainement l’occasion d’un nouveau billet.

Et voilà l’oiseau lyre qui passe dans le ciel …

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Jacques Prévert n’a rien compris, un oiseau Lyre ne peut pas passer dans le ciel, il ne vole pas par contre son chant est extraordinaire. Il est très difficile à voir car il se confond dans les feuilles du sous-bois mais on l’entend dans toute la forêt. Les oiseaux lyre vivent en couple et passent leur temps à se parler en grattant le sol. La queue du male est vraiment en forme de lyre.

Nous avons eu la chance de les rencontrer dans la Rainforest au sud de Sydney.

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Le choc des cultures – TGV versus Xplorer

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Notre dernier voyage en TGV entre Nantes et Paris nous a ramené brutalement à la réalité des chemins de fer français. Des passagers debout dans les allées et entre les  wagons, des contrôleurs absents ou cloîtrés dans leur salle, les altercations entre voyageurs qui pensent que leur voisin empiète sur leur espace de vie etc. La morne plaine de la Beauce qui défile à la fenêtre.
Rien à voir avec notre dernier voyage entre Canberra et Sydney en Xplorer. Les villes sont de taille similaire ainsi que les distances, d’accord il n’y a que trois liaisons par jour mais …
On réserve   par internet et le billet est électronique sur notre smartphone, pas la peine de chercher la borne de compost
age avant de monter dans le train. Le contrôleur se promène en permanence, il a le plan d’occupation donc il ne dérange pas les passagers par contre il prend les commandes de plateau repas et les livre à la bonne place. Comme les sièges sont au gabarit australien, on a largement de quoi étendre ses jambes.
On peut faire le voyage juste pour le plaisir de la vue : Le train commence par suivre une gorge, il roule à flanc de montagne en surplombant une rivière qui serpente entre des rochers et des troncs d’eucalyptus qui témoignent des dernières crues. Ensuite c’est un paysage de collines où broutent des centaines de moutons, contrairement aux vaches, ceux-ci ne regardent pas passer le train mais ils se sauvent. En arrivant dans les villes on peut se rendre compte que les belles façades des maisons que l’on voit par la route cachent en réalité des constructions très basiques – Ah ces australiens.

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Le téléphone et l’outback

Telstra

Pour ceux qui se plaignent de la couverture téléphonique, voici le service 3G  en Australie. La 4G on n’en parle même pas, c’est dans sur la côte et pas loin des grandes villes (en bleu sur la carte). Ceci correspond à l’opérateur Telstra  c’est à dire le plus gros opérateur australien et aussi deux à trois fois plus cher que les autres.
Vous comprenez que pour traverser l’Australie il vaut mieux une voiture qui ne tombe pas en panne et un téléphone par satellite.
Pour voir ce que nous pourrions faire si on était assez fou :

https://www.youtube.com/watch?v=sON_Sd0-Eq4

Le discours (presque) imaginaire prononcé lors du départ en retraite de Claude BARRET si…

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Atteint par la limite d’âge, Claude est contraint de nous quitter aujourd’hui. Il est temps de faire un retour sur sa longue carrière à la DGAC.
Après le BAC Claude ne savait pas faire la différence entre une Caravelle et un Concorde mais en 1976, il décide de passer le concours d’Officier du Contrôle de la Circulation Aérienne (OCCA) car il a entendu dire qu’un contrôleur passe plus de temps chez lui qu’au travail. Après un sérieux bachotage, il se retrouve à l’ENAC où il se fait remarquer par ses exploits sportifs, à savoir un accident de travail dû à une chute de ski pendant un cours de sport. Il n’a pas gardé rancune à la montagne puisque, 30 ans plus tard, il obtient un trophée en snowboard au GFL.
Après une première affectation à Reims où il ne mettra jamais les pieds, c’est à Athis-Mons qu’il fait ses classes. Là, il s’occupe systématiquement de choses qui ne le regardent pas comme la gestion des missions  au  CRNA/N ou la gestion commerciale du SIA.
En 2002 il arrive à Nantes pour des raisons familiales et il est heureux de pouvoir participer à la grande aventure du projet du nouvel Aéroport de Nantes mais en 2007 le projet est au point mort et Claude retourne à Paris, il se lance sur des projets européens.
À l’aube de sa retraite, il revient à Nantes pour s’intéresser à la formation des contrôleurs, le projet Notre-Dame des Landes le rattrappe, il faut prévoir la transition entre les deux sites. Le nouvel aéroport verra-t-il le jour? En tout cas Claude n’y mettra plus son nez. On lui souhaite tous une bonne retraite en Australie, loin des salles de contrôle.

Jospin à Canberra

jospin

Je n’aurai jamais vu autant d’hommes politiques qu’en un mois à Canberra . Après François Hollande, c’est Lionel Jospin qui vient nous voir, ou plutôt c’est nous qui sommes allé écouter sa conférence sur « le mal napoléonien » à l’Université nationale australienne ANU . Tout en anglais s’il vous plait. Le sujet traitait de l’histoire de l’Europe de la Révolution Française à nos jours, nous n’avons pas appris grand-chose de nouveau mais pour les Australiens c’était surement différent si on se réfère aux questions posées à la fin comme par exemple :  « D’après vous, l’Europe pourrait-elle un jour intégrer la Russie ? » .

Une autre question concernait la gestion de la Nouvelle Calédonie, ici le problème de l’intégration des populations autochtones, aborigène ou Torres Strait Islander, est toujours omniprésente et la gestion des évènements des années 80 en Nouvelle Calédonie et la position actuelle des Kanaks intéresse beaucoup les australiens.

C’est passé

Le président est passé et il n’a pas plu.  C’est beaucoup moins impressionnant en vrai qu’à la télé. On l’a longtemps attendu et comme il était en retard il n’a vu qu’une classe qui a travaillé avec le service des  archives de Canberra sur la Première guerre mondiale.

Il a fait une brève apparition pendant laquelle il a été accueilli par les deux School captains puis par le chef de la tribut aborigène locale avec un chant de bienvenue sur la Terre des Ancêtres. Il a fait un discours très bref pendant lequel M Fabius s’est endormi puis tout le monde est parti. Les élèves ont été exemplaires, ils l’ont attendu pendant une bonne heure par 35°C à l’ombre et ils étaient en plein soleil.

Ca nous a occupé plusieurs semaines et deux jours après plus personne n’en parle.

school_captains

orchestre

marseillaise aborigene

Lake George

Samedi 22 novembre, la météo prévoyant 32°C nous avons décidé de trouver un endroit pour se baigner. Sur Google map  Lake Georges apparaissait comme l’endroit idéal, une immense étendue d’eau à 20 km de Canberra. Nous voilà donc parti, maillot de bain sous le bras, pour passer un après-midi au frais  mais voilà, l’Australie n’a pas fini de nous étonner, après l’arboretum sans arbre nous avons découvert le lac sans eau. Un panneau explicatif indique que parfois il y a plus de 6m d’eau et parfois il n’y a rien, aujourd’hui il n’y avait pas une seule goutte d’eau.

Lake_George Lake_George1